TVA Sociale : pour l’UNSA, c’est non !

Au prétexte d’améliorer notre compétitivité, le gouvernement a annoncé la mise en œuvre à marche forcée d’une TVA sociale. Pour l’UNSA, cette mesure relèverait d’une double erreur :

  • Elle réduit la compétitivité à la seule question du coût du travail : c’est négliger les effets pourtant déterminants de la recherche, de la qualification, du positionnement des produits, des réseaux de financement, des structures d’entreprises, des politiques commerciales, etc… Pour l’UNSA, il faut davantage orienter l’offre productive vers des produits innovants validés par le marché mondial.
  • Elle enclenche une augmentation mécanique des prix, qui touchera de plein fouet les consommateurs financièrement les moins aisés : c’est courir le risque d’une réduction de la consommation, anémiant un peu plus une activité économique déjà ralentie par la crise.

Pour l’UNSA, l’amélioration de la compétitivité et de l’emploi ne peut se faire dans un simplisme caricatural.

Quant au financement de notre système de protection sociale, cette « TVA sociale » pose plusieurs questions :

  • comment être sûr que les recettes tirées de cette TVA seront bien affectées au financement de notre protection sociale ?
  • l’augmentation de la TVA serait-elle identique pour tous les produits, notamment ceux de première nécessité ?

Pour toutes ces raisons, l’UNSA suggère de laisser travailler le haut conseil en cours de constitution, plutôt que de précipiter des annonces inconsidérées.
L’UNSA est favorable à ce que les dépenses relevant de la solidarité nationale ne pèsent plus sur les comptes sociaux.

A ce titre, elle s’est toujours prononcée en faveur d’un recours à la CSG qui touche tous les revenus, y compris ceux du capital.

Pour l’UNSA, la TVA sociale c’est non !

 

 

Bonne année 2012

L’UNSA Snecma Villaroche vous adresse, ainsi que pour vos proches, ses voeux les meilleurs pour cette nouvelle année.

Dans un monde en plein changement, mais c’est comme ça depuis la nuit des temps, gardons un optimisme à toute épreuve et sachons faire preuve de beaucoup de lucidité pour faire la part des choses et ne conserver que l’essentiel.

Oui mais, qu’est ce que l’essentiel ?

Pour certains c’est la réussite professionnelle, pour d’autres c’est plutôt l’épanouissement personnel. Querelle de mots ou vaste débat qu’une année de discussion n’épuisera pas .

2011 dans le rétro!!

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blog.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 11 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Monopoly Safran – Thalès

 CFDT – CFE/CGC – CGT – FO – SUD – UNSA – CFTC

Snecma Villaroche

Les 7 organisations syndicales de Snecma Villaroche tiennent à exprimer leur entière solidarité avec les salariés de SAGEM dans l’action contre le démantèlement de leur Société et appellent l’ensemble des salariés à soutenir leur action sous toutes les formes.

Elles enverront des délégations le 9  Novembre à la  manifestation parisienne.

Pour ceux qui souhaiteraient rejoindre la manifestation, celle-ci se déroulera de la manière suivante :

  •  13h30 : rassemblement à BERCY devant le Ministère des finances (demande pour qu’ une délégation soit reçue), puis
  • 16h (environ) : rassemblement devantla DGA (place Balard),

 Puis manifestation jusqu’au siège de SAFRAN (pont du Carigliano)

***OOOOO***

Paris, le 07 novembre 2011, communiqué de l’Intersyndicale Groupe SAFRAN

Monopoly Safran / Thales

L’exaspération grandit chez les salariés de Sagem

Le projet de rapprochements d’activités entre SAFRAN et THALES dure maintenant depuis plus de 2 ans pour finalement aboutir à un schéma de regroupement et de restructuration des activités de défense au sein de 2 JV (une dédiée à l’optronique et l’autre à la navigation inertielle). Ce qui implique l’éclatement de Sagem en 3 ou 4 parties (2 JVs + Avionique +Electronique).

Ce schéma est poussé fortement par l’Etat actionnaire et client et est relayé par les Directions SAFRAN et THALES. Or il n’a pas de viabilité industrielle et aura des conséquences sociales désastreuses sur l’ensemble des sites Sagem, du fait de la casse des collectifs de travail et de nombreuses mobilités géographiques qui en découleront.

L’intersyndicale a déjà conduit de nombreuses actions pour dénoncer ce mauvais projet :

_  Démarches auprès du ministère dela Défense, de l’Elysée et des responsables politiques locaux.

_  4 mouvements de protestations suivis par une large majorité des salariés Sagem

_  Interventions dans la presse écrite, à la radio et à la télévision

_  Actions au sein du Comité Central d’Entreprise avec un dépôt délit d’entrave contre la Direction Sagem et la mise en place d’un droit d’alerte.

_  Motion de soutien aux salariés votée à l’unanimité par le Comité de Groupe SAFRAN

L’intersyndicale Sagem a décidé d’une nouvelle journée d’action le 09 novembre 2011, jour du Conseil d’Administration Safran à l’ordre du jour duquel figure l’approbation du projet.

Une manifestation est prévue à Paris (Bercy) pour la région parisienne puis au siège social Safran.

Au même moment les salariés des sites Sagem de province sont appelés à débrayer localement.

L’intersyndicale SAFRAN a décidé d’élargir ce mouvement de protestation à l’ensemble du Groupe pour défendre l’avenir de la filière et l’industrie française.

Les modalités d’expression du soutien aux salariés de Sagem se feront suivant les possibilités de chaque site.

Ce tract est diffusé sur l’ensemble des sites SAFRAN

 

 

Non à la dégradation de l’accès aux soins !!!

Le gouvernement a décidé de doubler la taxe sur les contrats santé solidaires et responsables !

Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif.

Tout l’argent des cotisations de leurs adhérents est consacré à l’organisation de leur protection sociale. Elles ne versent pas de dividendes à des actionnaires.

Taxer les mutuelles, c’est taxer 38 millions de Français, c’est créer un nouvel impôt sur la santé.

C’est dangereux : de plus en plus de nos concitoyens renoncent aux soins pour des raisons financières. Ce nouvel impôt a pour effet implacable de dégrader ou       d’empêcher l’accès aux soins.

C’est injuste : alors que le taux de remboursement par la Sécurité sociale des soins de ville (médecine générale, optique, dentaire…) est descendu à 55 %, avoir une mutuelle est aujourd’hui essentiel pour chaque foyer.

Une mutuelle n’est ni un privilège, ni un signe extérieur de richesse.

Les signataires de cette pétition demandent au gouvernement de renoncer à affaiblir encore une fois la protection sociale des Français
et de renoncer à l’impôt sur la santé.

 

lien vers le tract_petition_a4_hd

www.mutualite.fr/petition

 

 

 

 

Vers une hausse des tarifs des mutuelles pour 2012.

En France, les dépenses de santé augmentent structurellement à un rythme supérieur à celui de la croissance économique.La Sécurité Sociale a enregistré l’an dernier un déficit de 30 milliards d’euros et la crise l’a privée d’une partie de ses recettes.

La dette sociale atteignait 136 milliards fin 2010. Un « poison » qui retarde les réformes nécessaires.

Le rapport annuel de la Cour des Comptes insiste sur la nécessité de faire des économies. Pour le premier président de la Cour des comptes, c’est simple :« Les complémentaires santé et l’épargne retraite offrent des « marges de manoeuvre » en matière de réduction des déficits ». Dans son rapport annuel la Cour insiste sur les niches fiscales et sociales de l’ordre de 4,3 Md€ qui bénéficient essentiellement aux contrats collectifs.

Sénateurs et députés ont validé la hausse des taxes sur les complémentaires santé, décidée par le gouvernement.

Pour leur santé, les Français dépensent 2700 euros par an en soins. Les ménages en paient directement 9,4% mais avec de grandes disparités. Après un sommet en 2008, la part du reste à la charge des ménages a reculé en 2009 et 2010 en raison du poids des maladies remboursées à 100%. Les soins de ville ne sont plus remboursés qu’à 55% en moyenne, etc…

Décidée par le gouvernement, l’augmentation de la taxe sur les contrats des complémentaires santé va pénaliser les assurés.

« Les mutuelles fonctionnent avec une seule source de réserves (les cotisations) et une seule source de dépenses (les prestations) comment peuvent-elles payer 13 % de taxes (en comptant toutes les taxes) sans que celles-ci se répercutent sur les cotisations ».

Les mutuelles ont fait leurs comptes : il devrait en coûter une centaine  d’€ de plus par an avec des tarifs des mutuelles qui devraient bondir de plus de 5% en 2012.

La flambée des cotisations obligera certains ménages à abandonner leur couverture santé. Augmentant ainsi les renoncements aux soins qui sont déjà grandissants, plus de 16% des Français ont déclaré avoir renoncé à des soins pour des raisons financières en 2008. Une étude de la commission des comptes de la santé se penche sur les raisons complexes de ce comportement, qui mêlent qualité des couvertures complémentaires, prix pratiqués par les professionnels et précarité socioéconomique.

Selon l’UFC-Que choisir, les seniors dépensent deux fois plus pour leur mutuelle. Les cotisations des plus de 60 ans ont bondi de 11,8% en 2011.L’association pointe le risque d’un report sur des contrats à la couverture plus faible voire de démutualisation.

Le « trou de la Sécu » est agité comme un chiffon rouge qui empêche de penser.

A l’approche de la présidentielle, quelque 100 personnalités lancent un manifeste pour une santé égalitaire. Le professeur Grimaldi explique leurs craintes de la dérive du système : « Notre système de santé évolue vers une remise en cause de la solidarité ». Nous constatons une dépolitisation de la santé. Le « trou de la Sécu » est agité comme un chiffon rouge qui empêche de penser. »

C’est la rentrée!!

Le syndicalisme ne vit que par l’apport des femmes et des hommes qui font le choix d’apporter leur contribution à la défense des intérêts des salariés.

Adhérer n’est jamais un acte facile.

Nous avons résumé dans cet article les dix principales raisons pour ne pas se syndiquer. A chacune de ces raisons, nous livrons à votre réflexion nos arguments. De quoi méditer après les vacances et préparer de bonnes résolutions pour la rentrée.

1- je manque de temps

Aujourd’hui, nous sommes tellement pressurisés que nous n’avons plus le temps, ni pour s’informer de l’actualité sociale, ni lire les tracts, ni… sauf que le jour où l’on a un problème on est bien content de trouver un syndicaliste pour l’écoute et l’aide. Mais au fait, lui ou trouve t’il le temps ?

A la réflexion, le temps n’est pas le problème. Si c’est nécessaire, on trouve et on trouvera toujours le temps.

2- adhérer, c’est trop cher

La signature d’une adhésion est toujours un acte fort. Ce geste s’accompagne de la signature d’un RIB ou d’un chèque. Cela sera toujours trop cher, jusqu’au jour où l’on besoin d’un conseil ou d’une aide. Et comme pour les assurances ou les cotisations de mutuelle, le coût s’oublie lors du déclenchement des services associés à ces cotisations.

De plus 66% de la cotisation est déductible des impôts. Cela relativise le coût de l’adhésion.

3- cela va nuire à ma carrière

Un engagement syndical ne peut pas,… ou plutôt cela ne peut plus nuire à une carrière car les garde-fous juridiques sont nombreux pour garantir une égalité de traitement entre tous les salariés.

L’approche de l’UNSA est de concilier carrière et rôle syndical.

4- je traite directement avec la hiérarchie

C’est une solution, souvent efficace. A l’UNSA nous ne sommes pas manichéen au point de penser qu’en dehors de l’action syndicale, il n’y a point de solutions. Cependant n’oublions jamais que l’union fait la force.

5- faire du syndicalisme, c’est faire de la politique

En théorie, la politique et le syndicalisme sont deux choses distincts et l’UNSA met largement en avant son apolitisme. Dans les faits, toute action peut être vue comme un acte politique, et pour certains la vie est politique. Dans nos actions syndicales, seule la défense des intérêts individuels et collectifs des salariés guident notre action… c’est notre ligne « politique » dans l’indépendance de tout parti pris.

6- les défilés bruyants, non merci !

Pour certains, l’action syndicale consiste à des défilés bruyants et vociférants. C’est souvent l’image médiatique d’un certain syndicalisme… mais ce n’est pas le notre. L’UNSA participe à de nombreuses actions dans différentes instances sans être obligé de le faire savoir avec force décibels ou chasubles colorées.

7- les syndicats sont trop modérés

Trop modérés pour certains, trop contestataires pour d’autres, c’est un débat sans fin pour définir une ligne d’actions dont l’objectif est de faire aboutir des revendications ou défendre un acquis. L’UNSA se définie comme réformateur, c’est-à-dire résolument tourné vers le dialogue. Depuis longtemps nous avons constaté que le dénigrement ou la casse était une impasse et que seul le dialogue permet de construire.

8- je ne veux pas m’engager

Ne pas s’engager, être en dehors du jeu, c’est impossible car dès la signature du contrat de travail tout le monde se trouve engagé. Finalement le choix se résume à subir sans broncher ou s’associer avec ceux qui rencontrent les mêmes préoccupations et se donnent les moyens d’agir.

9- seuls les leaders décident

Les chefs décident pour tous et la base n’a qu’à exécuter. Cette structure pyramidale existe mais… ailleurs, car l’UNSA a fait le choix de l’autonomie avec un grand A pour l’inscrire dans son nom. De la même manière que le mode de fonctionnement est basée sur l’union avec un grand U et non sur celui d’une confédération. Cela fait une grande différence car tout vient de la base, chacun a la parole et peut agir.

10- le syndicalisme c’est dépassé

Si c’est ce que vous pensez, il ne tient qu’à vous de venir le transformer de l’intérieur.

Comment ?

En adhérant dès la rentrée prochaine.

Luc Bérille: “La répartition des efforts budgétaires nous paraît encore trop déséquilibrée.”

31 août 2011 Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa, commente les mesures du plan anti-déficit du gouvernement.

Hedwige Chevrillon : Vous avez été reçu mardi par le Premier ministre François Fillon dans le cadre de ses rencontres bilatérales avec les syndicats. Etes-vous inquiez de cette rentrée sociale ?

Luc Bérille : Ce serait difficile de ne pas l’être lorsqu’on voit la dégradation qui s’est produite sur le plan de l’activité économique et sur le plan du chômage notamment au mois d’août. Cela fait partie des sujets que j’ai abordés avec le Premier ministre.

Nous avons beaucoup d’inquiétudes en particulier sur l’accroissement du chômage. Par ailleurs, la croissance a été nulle au deuxième trimestre. Nous avons donc réagi à l’aune de ces inquiétudes aux annonces de François Fillon concernant son plan de désendettement.

Diriez-vous comme Bernard Thibault que l’on s’apprête à entrer en récession ?

Ce n’est pas mon pronostic. Nous ne sommes pas dans la situation de 2008-2009, et il faut s’en réjouir. Cela étant une croissance très faible se dessine, le Premier ministre lui-même a abaissé ses perspectives. En matière de création d’emploi, on n’a pas recréé les emplois détruits pendant la crise, et le chômage augmente pour le 3ème mois consécutif. (…)

Pour certains, le plan de François Fillon ne comporte pas d’austérité. Pour vous, ces mesures vont-elles trop loin ?

On n’a pas le choix, on doit prendre des mesures d’économie, notamment à cause de l’augmentation mécanique de la dette qui a eu lieu au mois d’août. Y compris du point de vue des salariés, ces mesures sont indispensables. Reste qu’il faut de l’équité et de la justice. Or la répartition des efforts nous paraît encore trop déséquilibrée.

C’est la taxe sur les hauts revenus qui vous paraît “déséquilibrée” ?

On annonce un taxe sur les hauts revenus : c’est bien, parce qu’il faut en effet que tout le monde participe. Mais nous aurions préféré une mesure plus pérenne, telle que la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu. Cela aurait montré qu’on renoue avec la progressivité qui doit caractériser cet impôt.

Quelles autres mesures vous inquiètent ?

Dans ce contexte d’augmentation du chômage pour le troisième mois consécutif, nous craignons les mesures susceptibles d’agir contre l’emploi. Je pense notamment à ce qu’il reste de la loi TEPA sur les heures supplémentaires.

Nous souhaitions depuis le début que l’exonération de charges sur les heures supplémentaires soit annulée. Le gouvernement a fait le choix inverse, essentiellement pour des raisons d’ordre politique. Nous sommes très inquiets de voir que l’Etat continue de soutenir des mesures qui vont plutôt à l’inverse de la création d’emploi.

Mais l’avantage fiscal sera diminué…

L’exonération de charges sur les bas salaires sera effectivement diminuée. Nous ne sommes pas du tout opposés à ces mécanismes de soutien aux bas salaires. Mais en plus de la moindre taxation des heures supplémentaires et de leur défiscalisation d’un côté, il y a l’exonération de charges. Même du point de vue économique, nous ne sommes pas sûrs que ce soit le bon choix.

Dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, il faut soutenir les PME, qui sont en grandes difficultés avec le ralentissement de l’activité économique. Est-ce que les mesures du gouvernement avantage les PME ? La question se pose.    (…)

Communiqué de l’intersyndicale UNSA, CFDT, CGT, FSU, Solidaires

La période estivale n’a pas fait oublier les grandes difficultés que subissent de plein fouet les salariés: crise monétaire, absence de croissance, augmentation du chômage, mesures d’austérité annoncées par le gouvernement.

L’intersyndicale continue de se réunir et d’être attentive de nouvelles difficultés attendues pour la rentrée prochaine.

communiqué du 18 aout – À la crise économique et sociale de 2008 aux effets durables, s’ajoute la crise des dettes publiques de la zone Euro. Celle-ci et la nature des réponses politiques apportées par l’Union et les états membres menacent en permanence la stabilité de la monnaie commune et l’avenir de l’Union Européenne.

Les conséquences sont lourdes pour les salariés.

Face à l’atonie de la croissance et à l’aggravation de la crise des dettes de la zone Euro, le gouvernement annonce des « mesures destinées à réduire le déficit de la France ». La situation nationale est préoccupante. Les politiques menées et le faible niveau de croissance ne réduisent pas le chômage et mettent en cause la cohésion sociale et la solidarité :

  • Le chômage reste très élevé, bien au-dessus de ce qu’il était avant 2008. Le chômage de longue durée s’est accru. La précarité s’est accentuée comme en témoigne la forte proportion d’embauche en CDD de très courte durée.
  • La situation des moins de 25 ans sur le marché du travail s’est particulièrement dégradée.
  • La politique fiscale est inéquitable et épargne les plus hauts revenus. Les revenus du travail sont plus mis à contribution que les autres revenus. Les suppressions d’emplois aveugles dans les fonctions publiques mettent en péril la qualité du service rendu. Les réformes sociales, telle celles des retraites, font porter l’essentiel des efforts sur les salariés et accentuent les inégalités.

Pour l’intersyndicale, des réponses nouvelles priorisant l’emploi, la cohésion sociale (protection sociale, services publics,…), la réduction des inégalités (une autre répartition des richesses, le pouvoir d’achat, une autre fiscalité), la maîtrise des déficits publics sont urgentes.

L’intersyndicale demande la tenue d’une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l’emploi et réduire la dette tout en garantissant la cohésion sociale.

D’ores et déjà, l’intersyndicale estime indispensable l’intervention des salariés. La réunion du 24 août envisagera les suites à donner. Celles-ci viseront à débattre avec les salariés des solutions à apporter et à organiser avec eux l’action pour faire pression sur le gouvernement et le patronat.

Retraite: la double peine des réformes de 2003 et de 2010

Un décret le confirmera dans les prochains jours : la génération née en 1955 devra cotiser 41 ans et demi pour toucher une pension sans décote.

L’UNSA dénonce la dureté d’un système combinant hausse de la durée de cotisation et report de l’âge légal. Le gouvernement se défend. Les assurés nés en 1955 cotiseront bien un trimestre de plus que ceux de 1954. Le nombre d’annuités nécessaire pour toucher une pension à taux plein (sans décote) passera à 41 ans et demi pour cette génération qui prendra sa retraite en 2016 ou 2017. Un décret en ce sens a été publié.

« C’est l’application de la loi de 2003 », a expliqué le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Cette confirmation n’a fait que raviver la polémique. Car cette hausse de la durée de cotisation, conséquence de la réforme de 2003, se combine au relèvement progressif de l’âge légal d’ouverture des droits à 62 ans, résultat de la réforme de 2010.

Pour l’UNSA, cette « double peine » aboutit à « l’un des systèmes les plus durs d’Europe ».

« Les pays de l’OCDE ont privilégié le recul de l’âge légal. Ils ont peu utilisé le levier de la durée de cotisation. En France, on a fait les deux. La réforme de 2003, qui était déjà sévère, a été durcie par celle de 2010 », tranche le Conseil d’orientation des retraites. Pour d’autre, c’est un coup de canif dans la réforme de 2003. « Il était convenu qu’on relevait la durée de cotisation mais qu’on ne toucherait pas à l’âge légal ». Comparaisons délicates Xavier Bertrand réfute ces arguments. « En Allemagne, c’est 67 ans (pour l’âge légal) et 45 ans (pour la durée de cotisation) », a rappelé le ministre hier. Sauf que dans tous les autres pays (excepté l’Allemagne), la durée est inférieure à celle de la France. Et en Allemagne, la décote est beaucoup moins pénalisante. Autre argument avancé par l’exécutif, le système français est généreux pour les plus précaires. « Il suffit d’avoir travaillé cinq semaines au SMIC pour valider un trimestre, et on tient compte des périodes de chômage, de maladie », rappelle-t-on au sein du gouvernement.

Des comparaisons internationales délicates

Les systèmes étant très différents, les comparaisons s’avèrent difficiles. Ainsi la réforme votée au Royaume-Uni combine-t-elle l’un des âges les plus élevés – 68 ans -avec une durée de cotisation très courte – 30 annuités.

Qui sera touché par le relèvement de la durée de cotisation ?

Les assurés nés en 1955 ne verront pas la différence. Comme ils seront obligés d’attendre 61 ans et 8 mois avant de liquider leurs droits -c’est le nouvel âge légal qui s’appliquera à leur génération -et que la plupart d’entre eux ont commencé à travailler avant 20 ans, au début des années 1970, ils auront cotisé plus de 41 ans et demi au moment de leur départ.

Finalement, les plus pénalisés seront les carrières incomplètes et les carrières longues. La loi prévoit en effet un départ anticipé pour les assurés qui ont commencé à cotiser avant 18 ans. Ils peuvent partir avant l’âge légal à condition d’avoir cotisé deux ans de plus que les autres. Ceux qui sont nés en 1955 devront donc totaliser 43 annuités et demie pour bénéficier du dispositif.

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